24/08/2016

Rencontre avec le Dalaï-Lama

Préface1.JPG0Couverture.JPGPréface2.JPGImpatient ! Confirmation vient de m'être donnée de ma 3e rencontre avec le Dalaï-Lama (le 9 septembre). À mon programme : poursuite de la rédaction de l'essai "Franc-Maçonnerie et Bouddhisme : quelles similitudes ?" (Éditions Alain Jourdan) en plus des thèmes consacrés aux neurosciences (compliqué ça !), "Pouvoir et Conscience"(avec, à nouveau - et grand plaisir ! - Matthieu Ricard)

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Anarchisme et non-violence : utopie ou dessein concevable ?

Ma dernière chronique sur "Fréquence Terre-RFI" :

PGFFT et ED.jpgDernièrement, j’ai interviewé Matthieu Ricard, moine bouddhiste, traducteur du dalaï-lama mais, surtout, pour moi, un scientifique spécialisé dans les neurosciences. À un moment donné, il évoqua l’« anarchisme » existant dans divers pans de la société, assimilant ce terme aux notions de désordre, trouble, subversion, violence extrême… Sans nier cette réalité historique, je lui ai fait part – à son étonnement ! – de l’existence d’un « anarchisme pacifiste » (ou non-violent) ou « pacifisme libertaire », dont le principal symbole est le fusil brisé (Photo : IRG – Internationale des Résistants à la Guerre). De quoi s’agit-il ?IRG.jpg

 

 « C’est une philosophie et un courant politique qui prône l’établissement d’une société anarchiste sans recourir à des moyens violents. Elle fonctionne par l’écoute et le respect de toutes les personnes présentes dans la société, le choix de la non-utilisation de la violence, le respect de l’éthique, et une place importante est faite à l’empathie, à la compassion… (…) Partant du constat que la violence est le fondement du pouvoir, l’utilisation de la violence par un anarchiste revient précisément à légitimer le principe qu’il combat. Si l’anarchiste est contre le pouvoir, comment peut-il lui-même l’utiliser pour arriver à ses fins ? Le raisonnement anarchiste non-violent s’appuie sur l’affirmation que la fin ne justifie pas les moyens. (…) Les méthodes non violentes paraissent être le moyen d’action le plus conforme aux théories anarchistes ; elles constituent une force qui permet d’éviter les conséquences autoritaires de la violence. »[1]

 

DSC02884.JPGGeorges Brassens se déclara anarchiste non-violent : « Pour moi, l’anarchie est une philosophie et une morale dont je me rapproche le plus possible dans la vie de tous les jours, j’essaie de tendre vers l’idéal. L’individualisme, ce n’est pas seulement de la révolte, c’est plutôt un amour des hommes. La révolte n’est pas suffisante, ça peut mener à n’importe quoi, au fascisme même. »

 

Encore peu connu, ce mouvement commencerait à faire son chemin comme étant une sérieuse riposte à diverses menaces totalitaires (ou à certaines de leurs funestes réalisations) qui mettent en péril notre société.

Utopie ou dessein concevable ?

 

 

 

             [1] Quelques sources et références : « Anarchisme et Non-Violence », revue, André Bernard, France, Brassens : « Apostrophes », Antenne 2 (chaîne de télévision devenue France 2), archives INA, Éditions Aden, 2010, Belgique, Éditions Gallimard, 2011, France…

 Musique : Georges Brassens, Music Sessions, 2007.

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21/08/2016

La valse des arbres et du ciel de Jean-Michel Guenassia (Albin Michel)

 

PGFFT et ED.jpg« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff sur « Fréquence Terre-Radio France Internationale ».

 

Il n’y a pas de hasard, dit-on. Ainsi, en pleine lecture de l’ouvrage consacré à Marguerite Gachet « La valse des arbres et du ciel » de Jean-Michel Guenassia (auteur du fantastique « Club des incorrigibles optimistes » ainsi que de « La vie rêvée d’Ernesto G. », également parus chez Albin Michel), ARTE diffusait au cœur de cet été 2016 un documentaire assez saisissant sous le titre « Le scandale impressionniste ».DSC02784ft300.jpg

Marguerite Gachet ? D’emblée, elle pose une question fondamentale (via l’auteur, bien sûr) : « Pourquoi les médiocres se croient-ils autorisés à dire n’importe quoi sur les génies ? » Pense-t-elle à Vincent Van Gogh lorsqu’elle évoque les génies ?

Alors, défilent quelque 300 pages d’un destin exceptionnel  raconté à la manière d’une enquête minutieuse, agrémentée de dialogues et d’extraits de presse de l’époque.

Marguerite Gachet, jeune peintre impressionniste qui cherche difficilement sa voie et qui vit l’enfer chez un père odieux et affairiste, explique que celui-ci veut la marier de force à un garçon fortuné, mais elle déclare : « Je ne serai jamais la propriété d’un homme. Je n’ai pas l’intention de changer de prison. »

Et puis, il y a Vincent Van Gogh qui, selon la jeune fille, pense à elle « avec autant de force que moi », alors qu’ils se donnent l’un à l’autre sans calcul ni esprit de retour, « uniquement pour le bonheur » (…) « Je ne veux rien d’autre de ma vie que rester à ses côtés, et l’aider, l’encourager dans cette voie, peindre jusqu’à ce que la mort nous sépare, l’aimer et être aimée de lui (…) Je vois au fond de son âme l’amour qu’il me porte… »

Qu’en pense Vincent Van Gogh ? « Il n’y a pas d’avenir pour nous (…) Je ne veux pas d’une histoire qui encombre ma vie (…) La seule chose dont j’ai envie, c’est de peindre, tout le temps… » Donc, amants mais pas mariés !

Le père de Marguerite découvre cette histoire et il bat sa fille, la séquestre.

Le temps s’écoule, « soixante ans ont passé et je me demande comment j’ai pu supporter cette violence… », déclare-t-elle.

À ce moment du récit, il en reste un tiers à lire, et, au risque d’en dévoiler l’épilogue, je ne peux plus que dire que cet ouvrage est bouleversant. Il est, selon moi, destiné à être un important succès de librairie mais, avant tout, une indéniable référence historique et un prodigieux éclairage sur un milieu artistique et des mécènes qui gravitent autour de lui.

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